Le 10 décembre 2023, ielles étaient près d’une centaine à s’être rendues sur la centrale à béton BPE Incarville de Lafarge située à Val-de-Reuil (27) dans le cadre d’un week-end d’action contre les usines et particulièrement le goupe Holcim ou Lafarge Holcim, n°1 mondial du ciment et du béton.
Il s’agissait pour les militant.es participant à cette action de dénoncer d’un même coup le projet d’autoroute A133 et A134 (aussi connu sous le nom de contournement est de Rouen), la bétonnisation du monde et l’accaparement des terres qui va avec, les activités de Lafarge en Syrie où le groupe a été complices de crimes de guerre et a participé au financement de Daesh.
Quelques tags et dégradations plus tard, le groupe de pic mars et de tritons crêtés s’en sont reparties paisiblement rejoindre leur forêt de Bord qu’ielles ne veulent pas voir détruite.
Le lundi 8 avril, ce sont 17 personnes qui sont cueillies au lever du lit par la SDAT (Sous direction de l’anti-terrorisme), laquelle avait mandatée par le procureur d’Évreux pour cette affaire et la BRI (Brigade de recherche et d’intervention).
Il faut dire que tout sabotage écologiste et anticapitaliste relève maintenant de l’écoterrorisme !
Ce n’est pas tant une surprise, ce fut déjà le cas un an plus tôt pour les actions contre une centrale Lafarge dans les Bouches du Rhone...
Après une garde à vue un peu particulière, SDAT olbige, ce sont 9 des 17 personnes arrêtées qui sont poursuivies et alors convoquées devant le Tribnal judiciaire d’Évreux le 27 juin 2024 pour :
- Association de malfaiteurs (faut bien motiver les moyens)
- Dégradation de biens (pour un coût estimé à 450 000 € par Lafarge)
- Séquestration avec libération volontaire sous moins de 7 jours (pour avoir demandé au gardien du site de ne pas intervenir et de rester où il était, à savoir le réfectoire où il prenait sa pause déjeuner ; il était tellement séquestré qu’il a pu appeler les forces de l’ordre !!)
Les audiences de ce procès auront finalement lieu les 19 et 20 décembre 2024, mais les 5 personnes soumises à un contrôle judiciaire ont au moins vu celui-ci levé lors de l’audience de renvoi.
Une caisse de soutien aux inculpé.es a été organisée et il est possible de signer une tribune de soutien aux camarades poursuivi.es à titre individuel ou en tant qu’orga
Soyons nombreux et nombreuses à soutenir les camarades et à dénoncer la répression.